- MiHAi

- MiHAi
Nom : Tsunekuni
Prénom(s) : Mihai Marise
Surnom :
Âge : 20 ans.
Sexe : Féminin
Sexualité : bisexuelle
Race : Humaine
Signe : Feu
Lieu de Naissance : Dolanaar
Lieu de Résidence : Aucun pour l'instant. Voyage beaucoup.
Métier : Gardienne de roulotte
Classe Sociale : Peuple
Clan : Aucun.
Élu des Dieux ? Oui [ ] Non [X]
Partisan(e) ? Oui [ ] Non [X]

[center]*/ Physique :

• Physique Général :

Mihai est une jolie fille. Ses cheveux sont bruns, mais un peu plus clair sur le devant. Sa peau est blanche, et son regard le plus souvent vide d'expression. Elle a des yeux marrons, voir noir selon la luminosité. Elle a une silhouette élancée, des jambes fines et de longs et beaux doigts. Son visage est la plupart du temps impassible, esquissant de temps des sourires malins. Elle porte toujours son katana sur elle, il a même commencé à faire parti d'elle-même. Quand il fait froid, elle met son écharpe blanche. Généralement, elle porte toujours sa veste longue en cuir et ses gants. Elle porte aussi une robe noire, qui est caché par sa veste en cuir. Elle aime le noir, ça c'est sur.

Signe(s) Particulier(s) :
Taille : 1m65
Poids : 50kg


[center]* - STUFF

• Arme(s) utilisée(s) : Katana
• Animal de compagnie : /
• Objet(s) fétiche(s) : Son katana
• Moyen(s) de transport : Ses pieds.
• Pouvoirs : /

fiche perso faite pour un jeu de rôle sur forum. jamais abouti...

personnage de Dogs

# Enviado el domingo 15 de febrero de 2009 13:11

Modificado el martes 17 de febrero de 2009 15:26

- MiHAi

- MiHAi
[center]*/ Histoire :

Mihai Marise est née à Dolanaar, dans un des quartiers pauvres. Sa mère était une ancienne prostituée qui a choisi son enfant plutôt que cette vie de débauche. Elle éleva tant bien que mal sa fille, utilisant l'argent gagné auparavant par la location de son corps pour subvenir à leurs besoins. Quand Mihai eut 2 ans, elle choisit un travail plus correct, préférant cacher (et oublier) son ancienne vie à sa fille. Pendant qu'elle travaillait, Mihai était confiée à sa meilleure amie, qui, au contraire de la mère de Mihai, avait gardé son travail au quartier des plaisirs. Elle s'occupait de la petite fille quand elle n'avait pas de "clients". Mihai grandit donc en changeant de mains presque toutes les heures, de prostituée en prostituée. Heureusement pour elle, la patronne de la Maison Close se souvenait bien de son ancienne "Dame", et acceptait sa fille en souvenir de ces longues années de bon travail. A l'âge de 6 ans, Mihai traînait déjà dans les rues sales de Dolanaar, courant vers la Maison Close dès qu'un monsieur s'approchait trop d'elle. Elle jouait avec les gamins des rues, essayant à tour de rôle un overboard volé. Sa mère travaillait avec acharnement dans une petite boutique, rentrant très tard le soir. La gamine passait la plupart de ses journées seules, à errer dans la ville. Elle apprit vite à vivre dans la rue, volant une miche de pain quand elle avait faim. Elle passait de moins en moins de temps à la Maison Close, ayant peur des hommes qui s'y trouvaient, car ils recherchaient autant la chaleur d'une femme mûre que celle d'une fillette. Elle arpentait les rues, allant de plus en plus loin. Chaque jour, elle devait ajouter 5min pour rentrer chez elle. Elle arriva bien vite dans les quartiers dits "luxueux" de la ville - qui n'étaient guère plus propres que les quartiers pauvres, mis à part les gens qui se promenaient dans les rues - où l'on voyait les dirigeables quitter leur port d'attache pour rejoindre d'autres villes. En les voyant, elle rêvait de partir elle aussi. Mais elle savait que c'était un rêve bien enfantin. Elle ne voyait vraiment pas comment elle allait faire pour partir d'ici. A pieds ? Laissez- moi rire. Il n'y avait que les gitans qui utilisaient ce moyen de transport, et peu passaient dans la ville car elle n'était guère agréable. On ne pouvait pas marcher sans remarquer un corps dans une poubelle, ou encore des cris, des personnages louches, des prostituées qui essayaient d'attirer des clients chez elles pour mieux les détrousser, allant même jusqu'à les tuer; l'odeur de la ville elle-même était infecte, un mélange de jus de déchets en tout genre mêlé avec l'odeur des caniveaux.
Un jour, alors qu'elle errait sans but, ses pas l'amenèrent à la boutique de sa mère. Celle-ci travaillait avec un grand contrebandier, qui faisait passer ses marchandises en douce dans les convois de transport du peuple. Elle observa longuement sa mère -toute la journée à vrai dire-. Mihai était réellement choquée par ce qu'elle voyait. Sa mère subissait sans rien dire les attouchements du contrebandier, qui semblait bien profiter de la situation.
9h du soir. La gamine était toujours devant la vitrine, mais restait discrète. Le magasin venait de fermer. La jeune fille vit une chose qu'elle aurait préféré ne pas voir. Le contrebandier commença à peloter sa mère, puis la toucha à des parties plus intimes. Elle ne disait rien, subissait juste, son visage ne laissant transparaître aucune émotion. Il commença à la toucher encore plus, l'embrasser, et l'emmena dans l'arrière boutique. Mihai savait ce qu'il allait se passer. Elle connaissait ces hommes, elle les voyait aller à la Maison Close, elle savait comment ils se comportaient. Elle était en colère. Elle n'avait même pas senti monter progressivement sa haine envers cet homme. Mais elle était avant tout déçue. Elle avait cru que sa mère ne s'abaissait pas à vendre son corps pour avoir de l'argent. Elle croyait que sa mère faisait un honnête métier, et n'avait pas besoin de séduire les hommes pour avoir de l'argent. Sa mère qui lui avait toujours semblée forte, n'était qu'en fait qu'un détritus parmi les autres dans cette ville. Mihai était dégoûtée. Sa mère lui avait dit qu'il ne fallait jamais laisser un homme la toucher que si elle l'aimait. Et que venait-elle de faire ? Tout le contraire. Mihai resta devant la vitrine quelques instants, le visage déformé par une moue incompréhensible. Elle tourna le dos au magasin, et partit, tête haute. Elle essayait d'être forte. "ce n'est qu'un déchet. N'a aucun regret." se disait-t-elle. Elle rentra à leur maison, prit toutes ses affaires, un peu de vivres et partit, ne jetant aucun regard en arrière. Elle préférait partir que de vivre avec une immondice. Peu de gens comprirent ce qui la dégoûtait autant. En tout cas, elle avait complètement renié sa mère et ses origines. Elle avait 9 ans, et elle quittait Dolanaar.

Elle marcha longtemps, jusqu'en avoir mal aux pieds. Elle souffrait, elle se demandait pourquoi elle était partie sur un coup de tête. Mais à chaque fois elle se résonnait, disant qu'elle avait fait ce qu'il fallait. De toute façon, elle ne savait même pas de quel côté aller pour revenir à Dolanaar. Alors qu'elle quittait Darnasus, elle finit par croiser une caravane de gitans, qui, pris pitié envers cette gamine sale et maigre, l'emmenèrent avec eux. Elle voyagea longtemps avec eux, apprenant la vie de gitans. Ce n'était pas si mal. Elle aimait cette vie de nomade. De plus, ces gens étaient gentils, et pourtant avaient des problèmes avec la population de la ville car ils voyageaient toujours de manière primaire.
A 13 ans, elle les quitta. Elle retourna à Dolanaar. Elle voulait voir de ses propres yeux le contrebandier car elle n'avait plus aucun souvenir exact de lui. Elle retourna donc dans l'ancienne boutique, il était toujours là. Sa mère par contre, non. Elle entra. Il se tenait debout, inspectant sa marchandise. Il était déjà chauve, de la barbe, de gros bras, grand. Le contrebandier lui demanda :
" C'est pour quoi jeune demoiselle ? ".
Mihai alla droit au but. "Où est Marie Tsunekuni ?
- Qui ? répondit il d'abord.
- La femme qui travaillait chez vous il y a 4 ans.
- Ah ! L'ancienne prostituée là ? fit il d'un ton bourru.
- Pardon ?
- Eh bien oui, c'était une ancienne prostituée. J'allais la voir souvent avant qu'elle ne quitte son travail. Pourquoi toutes ces questions ?
- Ce sont mes affaires. Où est-elle maintenant ? lui demanda-t-elle.
- Morte. Y'a 4 ans, elle a piqué une crise, d'sant qu'sa fille était partie à cause de moi. C'était un sacré coup, avant qu'elle essaye de me tuer."

Il avait la langue bien pendue. Mihai avait du mal à garder son calme. Sa mère était morte. Morte à cause d'elle. Même si c'était une prostituée, elle restait sa mère. Elle l'avait reniée il y a 4 ans, mais elle restait quand même sa mère. Elle avait toujours été douce, attentionnée, gentille. Pourquoi était elle partie ? Ce n'était pas sa mère qui l'avait trahie. C'était elle. Elle l'avait trahi, en la quittant, alors que sa mère travaillait pour avoir de quoi vivre, elle se laissait toucher pour elles. Mihai était dégoûtée par elle-même.

"C'est vous qui l'avez tué ? lui demanda-t-elle.
- C'était purement défensif ma p'tite demoiselle ! dit il en rigolant. Et puis, une pute en moins, ça change pas la face du monde !
- Elle vous a menacé de vous tuer, ou elle a essayé ?...
- Menacer, mais ça suffit. On ne me menace pas, moi, le plus grand contrebandier de Dolanaar ! Il faut savoir se faire respecter. Une femme ça se tait, et ça laisse faire l'homme."

Mihai se tut. Elle avait envie de déverser toute sa haine, là maintenant. Mais elle se retint. Elle se vengerait après. Elle tourna les talons et referma la porte en claquant. Elle prit la direction des beaux quartiers, voulant à tout prix sortir de là. Elle avait envie de courir, elle avait envie de retrouver l'herbe grasse sous les pieds. Elle avait envie de retrouver le bruit des roulottes qui roulent sur les vieilles routes. Le bois qui craque. Elle passa en vitesse devant un magasin d'antiquités. Un vieux katana avec une poignée joliment ornée était exposé dans la vitrine. Il était très beau. Mihai s'en approcha, et en le voyant, tomba amoureuse. Elle entra dans la boutique. Mis à part le katana, il n'y avait que des vieilleries sans intérêt. Elle s'approcha du vieux vendeur et lui demanda le prix de l'arme. "12 300 myrs mademoiselle
- Pouvez vous me le réserver ? Dans 3 jours j'aurai cet argent."
A vrai dire, elle ne savait réellement pas comment elle allait faire. Elle erra pendant un jour dans la cité, à la recherche d'un boulot. Elle se proposait pour aider à tout les coins de rue, mais sans résultat. Un vieux lui demanda quand même si elle voulait bien coucher avec lui, moyennement rémunéré. Elle lui jeta un regard dédaigneux et se retint de lui cracher dessus. Il n'alla pas plus loin que sa proposition. Elle flâna dans le quartier riche, et finit par arriver au port. En voyant les aérostats marchands, elle eut une idée. Comme ils paraissaient sales ces aérostats ! Elle s'approcha de l'un deux et interpella celui qui semblait être le marchand.

"Il est bien sale votre aérostat m'sieur ! Cela vous dirait que je le lave pour vous, moyennement rémunéré ? Parce que là, il ne donne vraiment pas envie de monter dedans, et on peut même croire qu'il est sale à l'intérieur. C'est pas un bon point pour la vente à mon avis !
- Gamine, t'as peut-être raison. Mais il est en parfait état de marche !
- Eh bien, moi, ça ne me donne pas réellement de vous confier des marchandises, ni même de monter. On dirait une épave croulante !"

Le marchand lui fit signe de se taire, un client approchait. Ils conversèrent un peu. Mihai tenta sa chance, après tout, elle serait bien payé avec cet aérostat viello et sale.
" Dis donc, qu'il est sale. J'espère que les marchandises ne sont pas aussi sales... Moi j'me méfierais..
Le marchand lui fit signe de partir, comme on chasserait une mouche. Malheureusement, l'intervention de Mihai avait découragé le client, qui s'éloignait. Le gros marchand la regarda d'un air désespéré et lui dit :
"Vu qu'il est gros, je te propose 500 myrs l'heure.
- C'est peu monsieur. Il est énorme votre aérostat ! 700 myrs.
- 600 myrs !
- 680 !
- C'est d'accord. Mais c'est juste parce que tu as une mignonne petit bouille. Vas voir le capitaine."

Mihai travailla 2 jours, avec 10h de repos. Elle repartit avec 20 000 myrs, c'est-à-dire un peu plus ce qu'elle aurait dû gagner. Elle avait gagné l'amitié du capitaine, qui, n'ayant rien d'autre à faire, lui avait tenu compagnie pendant 3 jours. Elle savait qu'un jour, elle pourrait compter sur lui. Elle retourna chez l'antiquaire qui lui sourit en la voyant déposer les pièces sur le comptoir. Elle ressortit, heureuse, son katana dans la main. Après cela, elle erra un peu partout dans Suria, vivant de petits boulots. Elle fit presque tout à pieds, accompagnant des gitans, des bandits avec qui elle avait sympathiser, feignant d'ignorer sur leurs activités. Elle évite de parler de cette époque, car elle s'est laissée entraîner dans quelques missions avec eux. Elle n'en est peu fière, mais elle sait que cela lui a bien servit pour accomplir sa vengeance.

Elle décida de revenir à Dolanaar. Il fallait qu'elle se venge. Elle se posta devant son magasin, et attendit que la journée se finisse et qu'il aille à l'arrière boutique. Après cela, tout se passa très rapidement. Elle entra discrètement par la porte de derrière -heureusement pour elle, elle n'était pas fermée, car très difficile d'accès, monta les escaliers, et trouva rapidement la chambre du contrebandier -et pour cause, qu'est-ce qu'il ronflait fort ! La maison était vieille, et le vieux parquet craquait sous ses pas légers. Elle ouvrit la porte le plus délicatement possible, accompagnant la poignée doucement. Miracle, la porte ne grinça pas. Elle posa le pied sur le seuil, le parquet grinça horriblement. Aucun mouvement dans le lit. Soit il dormait toujours et avait le sommeil lourd, soit il l'attendait patiemment. La deuxième solution était la plus probable, mais beaucoup moins rassurante. Elle maudit un instant le plancher et s'élança dans les ténèbres de la chambre. Elle sortit son katana de son étui, silencieusement. La scène aurait pu être belle, si la lumière de la pleine Lune éclairait la lame du katana, puis le sang qui jaillissait du cou du gros contrebandier. Malheureusement, il n'y avait ni Lune, ni sang, ni contrebandier mort à cet instant. Juste au moment où elle exposait la lame tranchante de son katana, il se jeta comme un monstre sur elle. Elle se débattit, mais il était fort. Ils roulèrent, Mihai tentant de se dégager de sa poigne pour sauver sa vie. Son katana avait roulé par terre quand il s'était jeté sur elle, et elle savait qu'il fallait à tout prix qu'elle se dirige vers lui. Après une lutte acharnée dont elle n'en sortit pas indemne, elle finit par toucher le pommeau du katana. Une lueur d'espoir apparu dans ses yeux, pendant qu'elle se demandait comment elle avait fait pour survivre aussi longtemps. Elle tenta de secouer la tête pour chasser ses pensées; mais c'était impossible, il a tenait un peu trop fermement au cou; et se ramena à la réalité. Le jeu de la mort était en marche. C'était ce vieux pervers ou elle. Elle fit glisser sa main sur la lame du katana, car il était trop long, et elle ne pouvait pas le transpercer. Elle réussit enfin, difficilement, elle avait de plus en plus de mal à respirer, et lui enfonça son katana entres les côtés. Le c½ur du gros s'arrêta. Ses bras s'accrochèrent au cou de Mihai une dernière fois, qui suffoquait, puis la pression se relâcha et il lui tomba dessus. Il était lourd, elle avait du mal à respirer malgré la grosse inspiration qu'elle avait prise. Elle se dégagea avec beaucoup d'effort, et se mit à quatre pattes, la tête vers le sol, toussant et respirant comme un b½uf. Elle se leva difficilement, elle avait la tête qui tournait, elle retomba, se cognant contre un meuble. Tout était flou, elle avait l'impression que sa tête allait exploser. Tout bougeait autour d'elle. Le noir la rendait folle, la vieille maison craquait de toute part. Malgré son état, elle tenta à nouveau de se relever. Elle s'accrocha au premier truc qui pourrait la soutenir et se laissa guider par la lumière de la ville filtré par le volet. Elle ouvra la fenêtre, respira lentement l'air pollué de la ville. Puis elle ouvra les volets, et pu avoir un minimum de lumière avec les lampadaires. Elle observa la chambre, et trouva la lumière puis se dirigea vers l'interrupteur. Elle put évaluer les dégâts en se regardant le petit miroir de chambre. Elle avait les marques du reste de strangulation. Sa main droite perlait à cause de la lame du katana, elle avait mal partout. Demain, elle aura des bleus. Elle regarda le corps sans vie du contrebandier. En quittant la chambre, elle lui donna un gros coup de pied, histoire d'être sur qu'il était bien mort sur le coup. Elle quitta la maison, après avoir prit la grosse bourse du contrebandier (il fallait bien que sa mort ne serve pas qu'à se venger !).
Il faisait encore nuit quand elle ressortit. A peine une heure s'était écoulée.

# Enviado el domingo 15 de febrero de 2009 13:12

Modificado el domingo 15 de febrero de 2009 13:23

Le rendez-vous (fanfiction avec Harry & Drago)

Le rendez-vous (fanfiction avec Harry & Drago)
Drago était un homme d'action.

Il agissait vite et bien. Savait faire preuve de sang froid. Il avait fait la guerre. Et savait gérer les situations de crise. Les crises, il adorait ça.

Il devait donc agir, et vite !

« Elle est trop jeune. »

Voilà. Il avait parlé d'une voix claire. Parfaitement maîtrisée. Il ne devait pas flancher.

Le brun devant l'évier tourna la tête vers lui.

« Qui donc ? »

Drago inspira.

Il pouvait parfaitement tenir tête à son mari. C'était très simple. Il avait accepté qu'ils aient une télé. Avait accepté les téléphones portables. Mais certaines choses ne pouvaient pas passer.

« Ruby. »

Harry arrêta le robinet, et s'essuya les mains en se tournant vers lui.

Il avait les sourcils froncés. Mauvais signe.

« Comment ça, trop jeune ? »

Drago croisa ses bras sur son torse, en signe de protection.

« Tu aurais du me demander mon avis avant de lui donner l'autorisation de sortir. »

Harry soupira, et posa le torchon à côté de lui.

« Pourquoi faire ? Tu aurais dit non. Et puis elle a quinze ans ! »

Oui, leur fille avait quinze ans. Mais pour Drago, elle restait son bébé. Et il était hors de question qu'un petit malotru la sorte. Le soir !

« Bien sûr que j'aurais dis non ! Quinze ans, c'est trop jeune ! »

Harry leva les yeux au ciel.

« N'importe quoi ! Tu étais peut-être mieux, à son âge ?

- Parfaitement !

- Mais ta fille n'est pas une coincée ! »

Drago ouvrit la bouche en accusant le coup.

« Merci. »

Harry, penaud, s'approcha. Drago recula.

“Ecoute, je ne voulais pas...

- Tu voulais juste m'insulter ? Parfait, c'est réussi ! »

Harry soupira de nouveau.

« Tu te conduis comme un gosse.

- Elle est trop jeune pour un rendez vous !

- Allons, c'est juste une petite sortie !

- C'est non. Point final ! »

Non mais. Il pouvait être autoritaire quand il le voulait. Mais Harry ne l'écouta pas.

« En plus, tu sais ce que c'est, tomber amoureux. Elle nous en voudrait à mort si on lui refusait ça.

- Tant pis.

- Tu veux que ta fille soit triste pendant des semaines, voire des mois, parce que tu es une mère poule ? »

Drago décroisa ses bras, et fit un pas vers son mari.

« Si elle ne se dévergonde pas, oui ! »

Harry éclata de rire.

« Dévergonde ? Ruby ? Tu dis vraiment n'importe quoi !

- Et je ne suis pas une mère poule ! »

Harry marmonna un truc qui ressemblait à « bien sur ! », et Drago recroisa ses bras.

« Je veux juste protéger mon bébé. De ce jeune malotru ! »

Harry leva ses bras en signe d'impuissance.

« Tyler est adorable. Sinon, tu sais bien que jamais je ne l'aurais laissé sortir avec notre fille. »

Drago conserva son mutisme. Harry s'approcha de nouveau, et dégagea les mèches blondes qui tombaient dans les yeux de son mari.

« Allez ! Ce n'est qu'une sortie. A peine deux ou trois heures.

- Quoi ? Trois heures ? Pour un cinéma ?

- Ils vont manger dans un fast-food avant ! »

Drago fronça ses sourcils. Sentant la colère imminente, Harry s'écarta en souriant, et retourna s'occuper de la vaisselle.

« Un fast-food ?

- Oui. Tu n'y as jamais mangé peut-être ?

- Non.

- Eh bien il serait temps de t'y mettre.

- C'est de la nourriture malsaine. »

Harry finit de laver le plat qu'il tenait, et l'essuya rapidement avec un torchon.

« Je te promets que la nourriture n'essaiera pas de tuer Ruby.

- Tu rigoleras moins quand elle sera malade et que tu devras t'occuper d'elle toute la nuit ! »

Harry posa le plat sur la table.

« Déjà, Ruby n'est pas un lapin, et elle a droit de manger une fois un hamburger. Ensuite, je te signale que tu me laisserais à peine l'approcher si elle était malade, vu que tu es la pire mère poule qui soit.

- Je ne suis pas une mère poule. Mais elle est trop jeune pour un premier rendez-vous.

- Elle est très mure, et c'est une adolescente normale, qui tombe amoureuse d'un garçon. »

Au mot amoureuse, Drago se crispa. Sa fille ne pouvait pas tomber amoureuse. Pas si jeune !

« Amoureuse ? Ce n'est pas possible ! »

Harry ricana.

« Pourquoi ? Il faut un permis pour aimer ? Ou bien un âge minimum ?

- En plus, c'est un moldu ! »

Harry fonça les sourcils.

« Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis ! Les moldus sont des gens très bien.

- Pas lui, il a des yeux bizarres. »

Harry éclata de rire.

« Qu'est-ce que tu vas aller inventer ?

- Je ne l'aime pas.

- Tu n'aimerais pas n'importe quel garçon qui s'intéresserait de trop près à ton bébé ! »

Drago reprit son air boudeur.

« Mais il pourrait attendre avant de l'inviter à sortir.

- Attendre ? Ses soixante-dix ans ?

- Et pourquoi pas ?

- Tu es irrécupérable ! »

Drago décroisa les bras en grognant. Il avait perdu. Encore.

« Je vois. Donc elle y va quand même ?

- Oui.

- Et tu te fiche de son bien être ?

- Mais enfin, ça n'a aucun rapport ! »

Sans répondre, Drago tourna les talons sans cesser de bouder, et disparut dans le couloir. Bon, il allait changer de plan. La pureté de sa fille en dépendait !

Il longea le couloir de leur maison, et frappa à la porte de leur fille.

« Tu peux entrer ! »

Drago ouvrit la porte, et sourit en voyant sa fille rectifier sa coiffure devant le miroir.

« Tu te prépare pour ce soir ? »

Elle tourna son joli visage vers lui, faisant s'envoler quelques une des ses mèches blondes.

« Oui. Comment tu me trouves ?

- Tu es magnifique, ma chérie. Comme d'habitude. »

Elle sourit, plissant ses petits yeux émeraudes dans cette expression qu'il aimait tant, puis finit de se coiffer. Il s'avança dans la chambre, et s'assit sur le lit.

« Ce garçon, Taylor...

- Tyler, papa !

- Oui, bon, c'est pareil ! »

Elle soupira, et vint s'asseoir à côté de son père. Elle s'appuya sur ses coudes en arrière.

Drago réfléchit un moment à comment aborder le sujet. Il était très proche de sa fille. Pas de la même façon que Harry ; ils partageaient chacun une intimité et une complicité différente avec leur fille. Mais il savait qu'il pouvait lui parler directement.

Même si ça risquait de ne pas lui faire plaisir.

« Tu sais, ma chérie, tu devrais peut-être...

- Oui ?

- Attendre ? »

Elle fronça ses sourcils blonds, si semblables aux siens.

« Attendre quoi ?

- Je veux dire, pour sortir avec ce garçon. »

Elle leva les yeux au ciel, et soupira. Elle ressemblait tellement à Harry à ce moment là qu'il se sentit sourire.

« Papa, j'ai quinze ans !

- Justement. Tu devrais peut-être attendre quelques années.

- Non ! »

Elle fit la moue, et se releva. Elle rajusta les plis de sa jupe. Drago fronça les sourcils.

« Tu ne vas pas y aller avec cette chose ?

- Cette chose, c'est une jupe !

- On dirait une ceinture !

- C'est papa qui me l'a acheté. »

Harry ? Il allait lui payer ça. Cette horreur était carrément indécente !

« Tu vas mettre ton manteau ?

- On est en juillet.

- Les nuits sont fraîches.

- Papa. Arrête. Je suis contente de sortir avec Tyler. C'est mon premier rendez vous ! »

Traduction : ne gâche pas tout, et laisse moi tranquille.

« Mais tu ne sais quasiment rien sur lui !

- Il vient à la maison depuis la primaire !

- Mais tu ne le vois presque plus depuis que tu es à Poudlard.

- Papa le trouve gentil. »

Drago grogna. Harry s'immisçait malgré lui un peu trop à la conversation.

« Et ce que moi je pense, ça ne compte pas ? »

Elle se rassit à côté de lui, et l'enlaça de ses bras. Il lui caressa les cheveux.

« Bien sûr que si ! Mais tu le trouverais nul même s'il était attrapeur dans l'équipe des Canons de Chudley.

- Oui, bon... Mais tu pourrais attendre encore quelques mois... »

Elle se releva, et s'agenouilla par terre pour regarder sous son lit.

« Non. J'ai l'autorisation, et il va bientôt arriver. Tu n'as pas vu mes chaussures à talons ? »

Drago se retint de s'évanouir.

« Tes quoi ? »

Elle se redressa, et rougit.

« Mes chaussures à talons.

- Et d'où elles viennent ? »

Elle se redressa un peu, détournant le regard.

« Je les ai acheté avec l'argent que grand-mère Molly m'a donné à Noël. »

Drago prit note d'étrangler la mère d'adoption de son mari.

« Ecoute, je devrais te parler de certaines choses... »

Sa fille se releva, l'ai horrifié, et s'assit sur sa chaise de bureau.

« Tu ne vas pas m'expliquer comment on fait les bébés ?

- Non. On a déjà parlé de ça. »

Sa fille parut soulagée.

« Alors de quoi tu veux me parler ?

- De choses plus importantes. A ton âge, c'est essentiel que tu les connaisses. »

Il se redressa.

« Bien. Alors tu sais que si un garçon t'approche, tu peux lui mettre ton poing dans la figure.

- Euh... »

Elle paraissait un peu perdue.

« Mais c'est mieux de le faire avec la paume de la main.

- Quoi ?

- Tu frappes de bas en haut, avec le plat de la main. Comme ça, tu lui pètes le nez, et tu évites de te briser les doigts. »

Elle ouvrit la bouche en grand.

« Papa, à qui tu veux que je casse le nez ?

- A personne, enfin... on ne sait jamais. Je disais ça comme ça. »

Elle eut une moue septique. Drago sortit de sa poche l'objet qu'il avait acheté il y a longtemps, au cas où.

Et il était triste de devoir déjà lui donner.

« Tiens, ma chérie, met ça dans ton sac ! »

Elle attrapa la petite bombe, et la regarda un moment.

« C'est quoi ?

- Une bombe au poivre. On ne sait jamais. Garde la avec toi. Et n'hésite pas à t'en servir. »

Elle parut sincèrement horrifiée, et Drago hésita. Peut-être qu'il aurait du la garder ? Mais bon, la vie de son bébé en dépendait !

« Papa...

- Quoi ?

- Pourquoi tu me donnes ça ?

- On ne sait jamais. Tu sais, à cet âge, les garçons ne veulent qu'une seule chose des filles... »

Elle ouvrit un peu plus la bouche, horrifiée. Drago se mordit la lèvre. Zut, il lui avait fait peur.

« PAPA ! »

Le cri de sa fille lui vrilla les tympans, surtout qu'il savait que ce n'était pas lui qu'elle appelait. Il paniqua légèrement, et se releva. Harry allait piquer une crise, et certainement l'engueuler !

Le brun déboula aussitôt dans la chambre, et Ruby alla se coller contre lui, les yeux brillants de larmes.

« Qu'est-ce qu'il se passe, ici ? »

Il fixa son regard sur Drago.

« Qu'est-ce que tu lui as dit ?

- Mais rien ! »

Harry hausa un sourcil, et se pencha sur leur fille.

« Qu'est-ce qu'il y a, Ruby !

- Papa me dit des horreurs sur Tyler. Et il veut que je lui casse le nez ! »

Traîtresse ! pensa Drago.

En plus, elle déformait ses propos. Il ne lui avait jamais dit ça. Quoiqu'il n'aurait rien contre. Il failli sourire à cette idée, mais le regard noir de Harry sur lui le fit déglutir difficilement.

« Euh... »

Il se sentit rougir.

« Ce n'est pas tout à fait ce que j'ai dit...

- Drago !

- Je voulais juste qu'elle sache à quoi s'attendre, et qu'elle puisse se défendre.

- Se défendre ? »

Pour toute réponse, Ruby lui donna la bombe au poivre.

« Il m'a donné ça... »

Harry saisit la bombe, et fusilla Drago du regard.

« Tu as donné une bombe de défense à notre fille ?

- Et alors ? Dit Drago avec courage. »

Les sourcils de Harry se froncèrent un peu plus, et il lâcha sa fille.

« Drago, viens avec moi ! »

Drago paniqua. Bon, il devait trouver une échappatoire !

Quand Harry lui disait ça, ce n'était jamais bon signe. Et en général, il passait un très mauvais quart d'heure.

« Non ! dit-il en faisant la moue.

- Drago !

- J'ai dit non ! J'ai rien fais de mal ! »

Poussant un soupir exaspéré, Harry attrapa son mari par le bras, et les entraîna tout deux vers le couloir.

« Vous allez pas vous engueuler ? Demanda Ruby en fronçant les sourcils. »

Drago lança un regard de désespoir vers sa fille. Elle semblait regretter d'avoir appelé Harry à la rescousse. Elle détestait les voir se disputer.

Mais Harry l'ignora, et les entraîna dans la salle de bains. Il referma la porte sur eux.

« Drago, commença doucement Harry, tu peux me dire ce qu'il t'a pris ? »

Drago s'assit sur le rebord de la baignoire, et sentit ses yeux se remplir de larmes.

« Je ne veux pas qu'il arrive de mal à mon bébé ! »

Harry s'accroupit face à lui, et lui passa une main sur la joue.

« Mais enfin, ce n'est qu'une sortie ! Personne ne va lui faire du mal !

- On est jamais trop prudent !

- Et c'est pour ça que tu lui as fait peur ? »

Drago accentua sa moue boudeuse.

« Je voulais pas lui faire peur. Mais je voulais qu'elle sache se défendre si...

- Si ce petit malotru de moldu pose une main sur elle, termina Harry à sa place. Mais Ruby est une sorcière forte, et elle sait se défendre. En cas de danger, elle a sa baguette. Et un téléphone pour nous appeler.

- Mais elle a pas le droit de faire de magie.

- En légitime défense, si. Alors maintenant, si tu pouvais dire à ta fille qu'elle est jolie, sourire à son petit ami, et arrêter ton cinéma, je suis sur que tu lui ferais plaisir ! »

Drago croisa les bras.

« Je croyais que tes sourires lui suffisaient ? Et puis c'est quoi cette horreur qu'elle appelle jupe que tu lui as acheté ?

- C'est une très jolie jupe.

- Tu as vu comme elle est courte ? »

Harry leva les yeux au ciel.

« Toutes les ados en portent des comme ça.

- Et alors ? Ce n'est pas parce qu'une bande d'idiotes se promènent nues que Ruby doit faire pareil !

- Alors que toi à son âge, tu ne faisais pas du tout attention à ce que tu portais !

- Ce n'est pas pareil. Moi, je portais des pantalons.

- A la mode.

- Tu m'énerves.

- Parce que j'ai raison ? »

Drago se mit à sangloter comme un gosse.

« Parce que tu te fiche de notre bébé ! Elle s'éloigne de nous, et tu t'en fiche. Mais moi, je veux pas qu'elle me quitte ! »

Harry sourit, et prit Drago contre lui.

« Et tu pleure pour ça ? Enfin, Ruby restera toujours notre petite fille. Même quand elle ne vivra plus ici. Mais tu dois la laisser vivre sa vie !

- Mais si sa vie est sans nous ?

- N'importe quoi ! Donc maintenant, tu sèches ces larmes ridicules, et on va aller préparer le repas. Et quand Tyler viendra la chercher, on l'accueillera poliment. Et on leur souhaitera une bonne soirée. »

Harry se releva, et aida Drago à se relever. Celui-ci s'essuya les joues, puis se dirigea vers la porte, derrière Harry. Quand ils l'ouvrirent, ils trouvèrent Ruby, l'oreille contre le battant, essayant d'entendre ce qu'ils disaient.

Elle leva la tête vers eux, et fit la moue devant les yeux rouges de Drago.

« Vous vous êtes disputés ?

- Non, répondit Harry.

- Alors pourquoi papa pleure ?

- Parce que c'est une mère poule incapable de laisser sa fille en paix ! »

Drago leva les yeux au ciel. Ruby vint se serrer contre lui.

« Papa, tu sais bien que je resterais toujours ton bébé. Alors pleure pas.

- Désolé de t'avoir fait peur.

- Non, c'est bon. Et je te promets d'appeler tout de suite si ça se passe mal. »

Drago sourit victorieusement, et sa fille haussa un sourcil.

« Et pas la peine de crier victoire ! Dit-elle, je suis sûre que ça va bien se passer.

- Mouais. »

La sonnette retentit à ce moment là, et Ruby s'écarta de son père.

« Mon Dieu, je n'ai pas finis de me maquiller ! »

Elle fila dans sa chambre, et Drago ouvrit une bouche horrifiée.

« De te quoi ?

- Drago ? »

Drago tourna un visage innocent vers Harry.

« Je m'informe, c'est tout ! »

Harry haussa un sourcil septique, puis alla ouvrir la porte d'entrée. Drago trouva refuge dans la cuisine. Il ne voulait pas voir ce petit goujat !

Quelques minutes plus tard, Harry entra dans la cuisine à son tour, et vint enlacer Drago par derrière, qui était assis en boudant.

« Elle est partit. »

Drago resta silencieux.

« Tu te souviens de son entrée à Poudlard ?

- Oui.

- Tu avais pleuré pendant presque une semaine.

- C'est pas vrai ! A peine deux jours. »

Il sentit le rire de Harry dans son cou.

« Tu ne changeras jamais. »

Il embrassa Drago dans le cou.

« On pourrait trouver une occupation pour attendre son retour, si tu veux.

- Et quoi ?

- Je sais pas. T'as pas une idée ? »

Harry continua d'embrasser le cou de son mari, descendant vers son épaule.

« Oui, j'ai bien une idée.

- Et puis ce sera mieux que d'attendre près du téléphone toute la soirée ! »

Drago sourit. Harry le connaissait un peu trop.

« Ce n'est pas ma faute si je suis inquiet.

- Et tu crois que tu pourrais te détendre un peu. Genre une petite heure ?

- C'est possible. Faudrait essayer.

- Et puis si ça peut te détendre complètement, j'ai glissé la bombe dans son sac. »

Drago sourit, et se retourna pour embrasser Harry.

« Tu es génial.

- Je sais. Et je te promets que tu ne verras pas le temps passer.

- Finalement, elle pourra peut-être le revoir. Enfin, si ça se passe bien.

- Ah oui ? »

Harry mordilla le lobe de son époux.

« Oui, répondit Drago. Après tout, elle est grande. Et puis bon, un peu de solitude, de temps en temps...

- Oui... »

Harry embrasa les cheveux de Drago, et se redressa en prenant la main de Drago.

« Viens... »

Drago sourit à son mari.

« Tu crois qu'on peut prendre le téléphone à côté de nous ? »

Harry se contenta d'éclater de rire, et saisit le téléphone au passage, avant d'entraîner Drago vers leur chambre.


http://www.fanfiction.net/s/3962577/1/Le_rendezvous
;)

# Enviado el lunes 25 de febrero de 2008 08:22

Modificado el martes 26 de febrero de 2008 07:04

Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like it rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all

You're sick of feeling down
You're not the only one
I'll take you by the hand
And I'll show you a world that you can understand
This life is filled with hurt
When happiness doesn't work
Trust me and take my hand
When the lights go out you will understand

Pain, without love
Paint, I can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all
Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all

Anger and agony
Are better than misery
Trust me I've got a plan
When the lights go off you will understand

Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all
Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing
Rather feel pain

I know (I know I know I know I know)
That you're wounded
You know (You know you know you know you know)
That I'm here to save you
You know (You know you know you know you know)
I'm always here for you
I know (I know I know I know I know)
That you'll thank me later

Pain, without love
Pain, can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all
Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all
Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like rough
'Cause I'd rather feel pain than nothing at all
Rather feel pain than nothing at all
Rather feel pain

Edit : Ouais bah j'vois pas pourquoi ils ont supprimé le contenu de la vidéo...

# Enviado el lunes 25 de febrero de 2008 08:08

Modificado el sábado 01 de marzo de 2008 09:25

Divers.

Rentrée. Le minuscule préau grouillait de 1ère. Entre les cris des filles toutes heureuses de retrouver leurs fausses copines et les garçons qui semblait déjà repéré leurs futures proies, j'étais, immobile -du moins quand je ne me faisais pas bousculer par des malades qui ne voient pas devant eux-. A mon avis, cette scène aurait été très bien pour représenter "l'effacement d'une personne parmi la communauté de jeunes". Il aurait fallu que je m'efface peu à peu et ça aurait été parfait. Sublime. J'ai fini par sortir mon portable pour me sentir moins seule et couillonne parmi la marée. Ça m'a réconfortée dirais-je. J'ai repassé en vitesse la scène où j'ai demandé à cette pauvre dame qui avait l'air d'être une cruche où était les fiches je pourrai trouver mon nom. Bien sur, je n'ai pas demandé ça comme ça. "Excusez moi, les fiches de répartitions des élèves, c'est où ?" Elle m'a regardé avec un air qui semblait -et devait dire- "mais d'où elle vient celle là ?". Je ne t'oublierai pas, pauvre tâche. Il faut dire que le premier aperçu que j'ai eu des enseignants de ce lycée, grâce à cette vieille peau, était très péjoratif. J'parie que c'est une fausse blonde tiens. Non, franchement, je n'en sais rien, et je m'en fou éperdument. Sa vie de microbe n'intéresse pas une personne d'un aussi haut rang psychique telle que moi - quoi, je me prends de haut ?-. Après m'être battu contre cette marée humaine grouillante et d'une nuisance sonore insupportable pour arriver aux feuilles de papier collée d'une manière très précaire sur les fenêtres, je cherche mon nom. Deuxième fiche, bingo. Pas la peine de regarder les noms des autres. En plus, il pleut. Je sors de ma rêverie. La vieille fausse présumée blonde appelle les 1ères L 1 et 2 avec sa voix nasillarde. Ahaha (ceci est mon rire nerveux intérieur en voyant les filles qui se dirigent vers la vieille). La prof principale des 1ère L 1 arrive, repart avec son packtage d'élèves peu enthousiasme. On attend. On attend. Ah ! Elle se décide enfin à venir. Mme... J'sais plus quoi. Après de nombreuses péripéties où Mme Machin cherchait le carton où il y avait toute la paperasse à nous distribuer qu'une fille de ma classe tenait dans les bras -enfin, je crois qu'elle est dans ma classe... maintenant, je doute-. On part enfin vers la B004.

-texte écrit au début de l'année 2008, arrivée au lycée de Rennes. On peut dire que j'étais pessimiste...

Soul Eater par nairchan -deviantart-

# Enviado el domingo 15 de febrero de 2009 13:05

Modificado el martes 17 de febrero de 2009 15:26